Quels radins, ces Toy Fight!

Quels radins, ces Toy Fight!

Selon notre très cher et regretté Napoléon Bonaparte (même si aucun de nous ne l’a connu), l’économie de moyens consiste à tirer le maximum de profit des ressources en en dépensant le moins afin d’élargir les dimensions, la portée et l’efficacité de l’action. Et bien nous y sommes, Toy Fight, groupe parisien, l’a bien compris. Nous avons été accueilli sur des canapés troués et non dans un bel hôtel comme nous en avons l’habitude, il faut ce qu’il faut. Verre d’eau du robinet à la main, ils nous auront, ces pirates! Voyez plutôt…

Puck: Bonjour à vous, vous allez bien ? J’ai vu sur votre MySpace Lyon/Paris, vous êtes de Lyon et vous êtes montés à Paris pour faire fortune ?

David: Pas du tout, on est tous de Paris mais j’habite Lyon pour mes études.

Puck: Vous étudiez tous ?

Seb: Non, Maxime travaille comme journaliste, moi j’étudie aussi, le batteur joue dans plusieurs groupes et le reste travaille aussi.

Puck: Donc pour le moment vous ne mangez pas de votre musique ?

David: Et non, comme tous les petits groupes qui débutent.

Puck: Et sinon c’est pas trop chiant de vivre à Paris ?

David: Moi, je suis très content d’y vivre mais ça dépend si tu y es né ou si tu es venu y vivre.

Seb: Moi, j’y suis venu y vivre et je suis content après quand je reviens de Berlin ou Stockholm, des villes très propres, ça change nettement.

Maxime: Moi, je suis venu à Paris à 18 ans pour mes études et je pense que j’ai encore beaucoup de choses à découvrir.

Puck: Et pourquoi être si content de Paris et s’être fait signé par le label berlinois City Slang?

David : On a eu la chance que City Slang nous ait repérés par notre MySpace.

Puck: Vous êtes encore dans la vague ‘découverte MySpace’ ? Vous ne croyez pas qu’elle est morte cette tendance ?

Seb : Evidemment notre découverte remonte déjà puisqu’elle date de 2006 mais à part notre MySpace à ce moment-là et des blogs américains, personne ne parlait encore de nous donc c’est tout à fait normal.

Puck: A votre avis qu’est-ce qui leur à plu dans votre musique, parce que vous êtes assez différents des groupes qui sortent ici à Paris ? On connait tous les groupes de minettes et les chanteuses à voix mais le reste, on n’en entend pas trop parler…

Maxime : C’est ça en fait, il existe de super groupes mais ils ne se font pas connaître.

Seb : On aime tous des groupes à Paris et de bons groupes comme : Maison Neuve, Rodéo… Et ces bonnes choses n’arrivent pas à trouver un écho et un public suffisants pour se faire connaître.

Puck: Parlons maintenant un peu de votre album, Peplum.

Maxime : Quand on s’est rencontrés on écoutait tous de la pop un peu psyché. Maintenant, on n’écoute plus trop cela depuis qu’on fait de la musique ensemble, on a tous des influences un peu éclatées comme de la musique brésilienne, Seb est un fan de Belle et Sebastian, moi j’adore le hip hop.

Puck: Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de la préparation de cet album ?

Maxime : On a mis huit mois à le faire, on était dans un apprentissage permanent. On jouait la majeure partie du temps dans des apparts chez David et Seb notamment et on a appris sur le tas comment faire un album. Nous n’avons pas suivi les méthodes traditionnelles et qui plus est passé des heures dans des studios d’enregistrement.

Puck: Et le nom dans tout ça ?

David : Et bien à la base, le Peplum exprime un genre de film qui essaye d’exprimer des choses épiques avec une économie de moyens. En général, c’était des gros navets du cinéma populaire italien avec des budgets misérables.

Seb : Et cette définition s’applique tout à fait à notre musique puisque nous travaillons avec une certaine économie de moyens mais sans être ringard, je le tiens à préciser.

Puck: Et pour terminer vous n’avez pas une petite info croustillante à nous donner, on n’aura pas fait la route pour rien…

Maxime : Tu sais que Carla Bruni…

David : J’ai appris qu’au Canada, il y a une ville qui s’appelle euh… j’sais plus mais en France je sais qu’il y a une ville qui s’appelle Arnaque laposte.

Victoria G./ Photo: Blandine L.

Toy Fight a sorti leur album Peplum sur City Slang et iTunes.

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